Les poissons volants de la banquise, l'amour passionné, peut être trop passionné, Johnny, le ciel, le désert, l'Amérique et les rêves reflétant l'âme. Arizona Dream. J'ai regardé ce film sur Arte cette semaine et j'ai été intrigué. Un espèce de monde étrange ou règne le désert et la banquise, une espèce de planète hors du temps et de la morale où règne l'amour, l'incompréhension et la folie. Des personnages aux en couleurs, en complexité. De l'amour passionnel qui conduit même au suicide. De l'amour fraternel, de l'amour par intêret et de l'amour pour la vie. Un chien husky témoin de toute cette folie dingue est peut être la cause de tout ce foutoir, et les poissons volants qui s'enfuient de ce désert. Et puis il y a l'oncle voulant vendre ses voitures avec sa femme qui pourrait être sa fille. Le rêve américain par excellence. "Je ferais une pile de mes voitures et ça atteindra la Lune!". Arizona Dream ou l'inverse du rêve américain. Une qui veut s'envoler, une qui veut être aimée comme elle aime ses tortues, un qui veut être acteur, un qui veut voir l'Alaska, un qui veut la Lune... Ce que je retiendrais c'est que le plus beau des rêves n'est pas "le rêve Américain" mais SON rêve. Nos rêves sont les reflets de notre âme, alors réalisons les pour être épanoui. Je pense aussi que ce film traite de l'enfance. Les personnages sont tous des enfants qui vivent comme ils le sentent, sans préjugés, sans règle. Ils restent naïfs sur le monde et semblent chacun dans leur bulle. Comme des enfants. Le film lui même est un enfant, ne laissant aucune distinction entre réel et imaginaire et en nous emportant, loin, très loin, dans le plus beau des mondes, nos rêves...

